Comment changer de syndic de copropriété ?

Le changement de syndic de copropriété peut être dû à de nombreuses raisons. Travaux insatisfaisants, coût trop élevé ou encore manque de réactivité et de disponibilité. La loi Alur exige également une mise en concurrence du syndic tous les trois ans. Donc pour y procéder, on dispose de diverses solutions. Soit on réalise des recherches en direct, soit on sollicite un courtier spécialisé pour qu’il trouve un nouveau syndic. Mais quelle que soit la solution choisie, on s’y met à l’avance (trois ou quatre mois avant la prochaine tenue de l’assemblée générale).

Faire des demandes de devis

chercher professionnel

Pour trouver rapidement un professionnel, l’idéal est de tenir tous les autres copropriétaires au courant des démarches à entreprendre. De cette façon, tout un chacun peut prospecter pour dénicher un nouveau syndic. On procède à des demandes de devis.

Pour plus d’efficacité, on invite les différents candidats à venir visiter l’immeuble. La seule présentation de la copropriété ainsi que l’état du budget et des charges ne suffisent pas. Par ailleurs, il convient d’aller à la rencontre du futur syndic dans ses bureaux.

Cela aide à voir s’il dispose d’une salle de réunion pour accueillir les assemblées générales. C’est aussi essentiel pour contempler l’état des lieux, s’ils sont bien tenus. Avec une salle de réunion assez spacieuse, on évite de payer des frais de location de salle.

Pour ne pas avoir à changer de syndic avant la mise en concurrence. Il est conseillé de se renseigner sur la disponibilité des futurs syndics sollicités. C’est souvent une source d’insatisfaction quand le professionnel engagé ne remplit pas correctement son rôle.

Faire une comparaison des offres

contrat type

Un contrat type est à adopter pour tous les syndics, la loi oblige, à savoir la Loi Alur du 24 mars 2014. Un contenu bien précis a été mis en vigueur par un décret, le 2 juillet 2015. Selon une étude, seuls 55 % des syndics se soumettent à ce contrat-type. Tandis que 39 % intègrent leurs propres clauses ou en suppriment. Pourtant, c’est interdit par la loi.

Quand on prévoit donc de faire une comparaison des offres, il est plus judicieux de se renseigner à propos du contrat-type. On ne mise que sur le syndic qui respecte la norme.

En effet, la suppression de certaines clauses peut entraîner des facturations supplémentaires. Par exemple, les photocopies, elles sont généralement incluses dans le forfait. Mais si ce n’est pas mentionné dans le contrat, on risque de les payer en sus.

La comparaison des prix est aussi fondamentale. Bien qu’on soit attiré par le montant du forfait, il faut aussi demander le coût des heures supplémentaires. Parfois, c’est vraiment très élevé allant de 70 à 200 euros.

Le vote dans l’ordre du jour de l’AG

voter

L’élection d’un nouveau syndic doit être bien organisée à l’avance. Pour cela, on l’intègre dans l’ordre du jour de la prochaine AG. On envoie dans ce cas une lettre recommandée avec accusé de réception en y joignant les contrats des candidats sélectionnés.

Lors de l’AG, chaque copropriétaire choisit le candidat qui lui convient. Celui qui obtient le plus de voix avec la majorité absolue est élu. Sinon, un second tour a lieu. Un candidat peut être élu sur majorité simple à l’issue du second tour.

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